Hommages

Remerciements à

Marcel Tremblay

Marcel Tremblay : leader dans la promotion de la diversité montréalaise

Marcel Tremblay a été une personnalité publique exceptionnelle, constamment engagée à la construction d’une métropole cosmopolite qui mise sur sa diversité comme facteur important dans son développement et sa croissance.

Convaincu que Montréal n’a jamais été aussi vivante, que les projets y sont nombreux et leur potentiel, inestimable, il a toujours encouragé d’unir les forces et les talents de tous et de chacun pour les faire aboutir.

Durant les huit dernières années où il fut conseiller  municipal de l’arrondissement Côte-des-Neiges/Notre-Dame-de-Grâce, et membre du comité exécutif de la Ville de Montréal, Marcel Tremblay a travaillé avec coeur, bonté et générosité. L’ensemble des communautés d’origines diverses montréalaises considèrent Marcel Tremblay comme un  humaniste, qui est à l’écoute et présent dans différents milieux. Sous son impulsion, plusieurs projets ont été réalisés à la Ville de Montréal, pour les Montréalaises et Montréalais d’origines diverses.

Autant dans le cadre de son travail qu’auprès des groupes communautaires et des individus, Marcel Tremblay a toujours démontré  l’importance de s’occuper des nouveaux arrivants et de leur assurer une insertion qualitative dans la société montréalaise. La promotion de l’emploi auprès des Montréalais d’origines diverses et leur insertion dans le milieu professionnel fut un enjeu majeur qu’il a toujours privilégié.

Les activités grand public qui ont été mises en place ou qui se sont développées grâce à son engagement, soit la création des Week-end du monde, qui connaît un grand succès depuis plus de  5 ans au Parc Jean-Drapeau  ainsi que le développement de la  Fête des enfants, devenue au fil des ans un espace rempli d’une énergie et d’un dynamisme extraordinaires d’enfants issus de parents venant des quatre coins du monde, en sont quelques exemples.

En somme, ces apports de Marcel Tremblay ont favorisé, sans contredit, le rapprochement de l’administration montréalaise avec les Montréalais de diverses origines, dans une relation tissée serrée, ce qui a permis de développer ou de renforcer le sentiment d’appartenance de ces Montréalaises et Montréalais envers leur institution municipale. C’est pour cela que plusieurs organismes, tels que le Comité international pour la promotion du créole et de l’alphabétisation - Mois du créole, Un goût des Caraïbes, le Festival Harmonie, organisé par la Fédération des organismes de Trinidad et Tobago, Réunification Juda-Israel, etc. lui ont rendu hommage de multiples façons.

La Table ronde du Mois de l’histoire des Noirs reconnaît la contribution exceptionnelle de Marcel Tremblay, dans la promotion d’une cohabitation  intercommunautaire harmonieuse, visant à faire de Montréal une ville plus ouverte, plus conviviale et plus animée.

Et cela, c’est un héritage immense que Marcel Tremblay laisse aux citoyens montréalais.
Marcel Tremblay: Leader in the Promotion of Montréal’s Diversity


Mention spéciale à

Frantz Benjamin

«L’avenir appartient à celles et ceux qui osent encore rêver à haute voix»
Franz Benjamin


Élu en 2009 conseiller de ville du district de Saint-Michel, Frantz Benjamin est conseiller associé aux communautés d’origines diverses et membre de la Commission de la présidence du conseil municipal de la ville de Montréal.

Élu à trois reprises comme commissaire scolaire, membre du comité exécutif du Conseil des commissaires de la Commission scolaire de la Pointe-de-l’Île.

Il a présidé de 2006 à 2008 le Conseil interculturel de Montréal, un organisme conseil du conseil municipal sur les questions relatives à l’intégration et à la participation des membres des communautés culturelles à la vie politique, sociale, économique et culturelle de la métropole.

Son intérêt marqué pour les enjeux relatifs à la justice sociale, la participation citoyenne, la gestion de la diversité et la culture l’a amené à s’impliquer au cours des dernières années au sein des conseils d’administration de différents organismes montréalais comme Carrefour Jeunesse Emploi, Culture X, Équipe RDP et CHAIS-Ressources Famille.

 

Mention spéciale à

Monica Ricourt

Monica Ricourt, conseillère d’arrondissement

Le 1er novembre 2009, Monica Ricourt a été élue conseillère d’arrondissement du district d’Ovide-Clermont à Montréal-Nord, avec l’équipe Union Montréal du maire Gérald Tremblay. Cette jeune femme dynamique est née à Montréal-Nord, de parents d’origine haïtienne. Le parcours de cette diplômée en Science politique se distingue par ses engagements socio-communautaires et socio-politiques. Son père lui a très tôt transmis sa passion pour la politique.   

Femme engagée, elle a collaboré à plusieurs projets et en a mis sur pied, dans sa communauté, dans son milieu et en Haïti. Elle a fondé l’Association d’immigrants AJI, pour encadrer les jeunes ethnoculturels, et la Monica School Dance, en Haïti, pour permettre aux jeunes de 6 à 17 ans de développer des liens de solidarité.

Ses accomplissements et ses contributions à notre société ont été salués. Effectivement, Monica a été lauréate du Mois de l’Histoire des Noirs en 2007, a reçu le prix Coup de cœur du public de la Jeune chambre de commerce haïtienne en 2008 et a été sélectionnée la même année par The American Foreign Service Officers overseas pour participer au prestigieux International Visitor Leadership Program of the United States sous le thème « Politique énergétique et changements climatiques ». Ce programme vise à recruter des leaders actuels et futurs dans divers domaines de compétences à travers le monde. En  2009, Monica a été choisie par la faculté de Science politique et de droit de l’UQAM comme une des 40 ambassadeurs dans le cadre du 40e de l’Université. Après son élection, elle a été nommée membre du conseil d’administration de la Société de transport de Montréal (STM).

 

Félicitations

Dany Laferrière

Né à Port-au-Prince en avril 1953, Dany Laferrière grandit à Petit-Goâve. Il écrit pour le journal Le petit samedi soir et fait partie de l’équipe de Radio Haïti. Il quitte son pays natal à la suite de l’assassinat de son collègue et ami le journaliste Gasner Raymond. Il s’installe au Québec où il occupe plusieurs emplois avant de commencer à écrire.

Il est l’auteur de romans à succès, dont bon nombre ont été adaptés au cinéma, tels que Comment faire l’amour avec un Nègre sans se fatiguer réalisé par Jacques W. Benoît,  Le goût des jeunes filles réalisé par John L’Ecuyer et Vers le sud réalisé par Laurent Cantet. Il est aussi l’auteur et le réalisateur du film Comment conquérir l’Amérique en une nuit.

Vivant à Montréal, Dany Laferrière mène, parallèlement à ses activités littéraires, une carrière de journaliste et de chroniqueur, tout en faisant quelques apparitions à la télévision et au cinéma.

Édités en France chez Grasset, les livres de Dany Laferrière ont été traduits dans une douzaine de langues, dont le coréen et le polonais. Au fil des ans, l’écrivain a reçu divers prix, dont le prix Carbet des Caraïbes pour L’odeur du café et le prix Carbet des Lycéens pour le Cri des oiseaux fous. Le prix du Gouverneur général du Canada a été décerné à son album jeunesse Je suis fou de Vava. Son dernier roman, L’énigme du retour, a été acclamé par la critique et a reçu le prestigieux prix Médicis. Le romancier haïtien l’a emporté au premier tour de scrutin par 4 voix contre 1 voix à Justine Lévy pour Mauvaise fille (Stock) et 1 voix à Alain Blottière pour Le tombeau de Tommy (Gallimard).

Coup de coeur

Michelle Obama

Un nouvel ordre social, une gracieuseté de Michelle Obama

Je suis les traces du président américain depuis bien avant qu’il ne devienne ce symbole iconique de la culture populaire. Sa photo sert d’écran de fond sur mon ordinateur et mon portable. Le 4 novembre 2008, j’organisais un cocktail à saveur électorale afin de suivre les résultats qui ont fait que Barack est passé d’Obama à Mister President. Puis, deux mois plus tard, j’étais l’hôte d’un déjeuner, à l’Hôtel Opus de Montréal, pour assister en direct à l’investiture de celui qui porte aussi le nom de « 44 ». Donc, quand on m’appelle la Barackanista, c’est justifié.

Si Barack Obama a pu me compter parmi ses disciples dès le début, mon histoire d’amour avec Michelle Obama a mis plus de temps à décoller. Pendant des mois, durant la campagne électorale, j’appréhendais toutes ses interventions auprès des médias, de peur que sa désarmante intelligence et ses répliques souvent trop sophistiquées nuisent au futur président. Je me rendais bien compte que plusieurs journalistes ne savaient ni dans quelle case la mettre ni comment l’approcher, et attendaient tout simplement qu’elle se casse la gueule. Il n’y a eu aucun « cassage de gueule ». Au contraire. C’est justement grâce à son authenticité, à l’ensemble de son œuvre et au fait qu’elle a rappelé à la planète ce qu’une vraie Black est que, comme bien d’autres, je suis tombée sous son charme.

Malgré toutes les accolades bien méritées qu’elle a reçues, la première dame des États-Unis a suscité une admiration collective qui camouflait un courant assez perturbent. Se pourrait-il que, jusqu’à l’avènement de Michelle Obama, les médias traditionnels n’avaient pas réalisé que des femmes noires accomplies existaient, à part Oprah? Trop souvent, et depuis trop longtemps, les images de la femme noire que projetaient les médias étaient stéréotypées, passées date ou tout simplement déformées. La réalité est que nos mères, nos tantes, nos cousines et nos sœurs sont des Michelle Obama, et elles l’ont toujours été. Avec grâce et en beauté, elles conjuguent intelligence, dévotion, succès et amour.

Avec sa philosophie de vie placardée sur les pages couverture des magazines et étalée sur toutes les chaînes de télévision, Michelle Obama nous a aussi offert un rappel : célébrons l’éducation et non le vedettariat. Encourageons le bénévolat et non la promiscuité. Recherchons l’équilibre et non la gloire. Et plaçons la famille avant tout. La dernière décennie en fut une de surconsommation et de superficialité. La première dame des États-Unis nous a donné le signal pour un nouvel ordre social. Qui l’aime la suive.

 

 

Nelson Mandela

11 février, la date où Nelson Mandela recouvrait sa liberté !

Le 11 février 1990, après 27 ans d’incarcération, Nelson Mandela est libéré. À sa sortie, le prisonnier politique le plus célèbre de l’époque a 72 ans.

Mandela avait été condamné à la prison à perpétuité en 1964 pour trahison, après avoir lutté contre le régime de l’apartheid. Pendant son emprisonnement, l’homme est devenu le symbole de la lutte pour la liberté des Noirs, c’est-à-dire contre le système politique d’apartheid en Afrique du Sud.

Il a lui-même raconté sa vie, de son enfance à son élection à la présidence, dans Un long chemin vers la liberté: on y lit la vie du jeune chef xhosa, orphelin de père très jeune, étudiant en droit, passionné de boxe, avocat, militant de l’ANC.  Et on en apprend bien sûr le procès de Rivonia, qui, en 1964, l’envoya en prison pour plus d’un quart de siècle. Puis on retrace la libération, les retrouvailles avec les proches, les voyages, la présidence et la réconciliation ainsi que les rencontres avec tous les dirigeants de la planète.

Nelson Mandela obtient en 1993 le prix Nobel de la paix en même temps que Frederik Willem de Klerk, le président de l’Afrique du Sud en fonction au moment de sa libération. Juste après, en 1994, Mandela devient le premier président noir de l’Afrique du Sud.

Madiba, c’est le surnom de ce géant tranquille qui avait été taxé de terroriste et qui réussit pourtant l’impossible : bâtir la Nation arc-en-ciel et fédérer Blancs et Noirs, alors que la plupart des observateurs de l’époque estiment la tâche impossible. Il quittera la présidence en 1999, tenant sa promesse de n’effectuer qu’un mandat, pour s’engager en faveur de nombreuses actions caritatives : droits de l’Homme et sida.


En 2009, année du 91e anniversaire de Nelson Mandela, la Fondation Mandela, chargée de préserver l’héritage politique du premier président noir sud-africain, a lancé la Journée Mandela, entérinée par l’assemblée générale des Nations Unies. Celle-ci coïncide avec la date de son anniversaire, le 18 juillet. En Afrique du Sud, c’est un jour férié. Avec cette journée, on veut encourager chacun à consacrer symboliquement 67 minutes à des actions humanitaires et bénévoles. Le chiffre 67 fait référence aux années de lutte de Mandela pour l’égalité en Afrique du Sud.

Le parcours de Nelson Mandela n’a pas fini de nourrir la légende. Dernièrement, Clint Eastwood sortait sur grand écran le film Invictus, retraçant le ralliement de toute la nation sud-africaine autour du rugby sous sa présidence. Le titre du film fait référence à un poème de William Ernest Henley. Henley s’était fait amputer d’un pied. Refusant de s’apitoyer sur son sort, il avait écrit ces quelques lignes d’une rare intensité sur son lit d’hôpital. Bien des décennies plus tard, Nelson Mandela, incarcéré dans le pénitencier de Robben Island, avait tracé sur les murs de sa cellule ce poème qui traite d’un courage inouï et qui lui permit de ne jamais faillir.

[...] Aussi étroit soit le chemin,
Et combien la liste des châtiments sera lourde,
Je suis le maître de mon destin,
Je suis le capitaine de mon âme.


Hommage à nos disparus

Henri Salvador
Possédant une voix de velours, comme les grands crooners Frank Sinatra et Nat King Cole, de grosses pointures auxquelles il se comparait, Henri Salvador a bâti une œuvre riche aux multiples facettes, grâce à ses talents de chanteur, de compositeur, d’acteur et d’humoriste.

Né en Guyane française le 18 juillet 1917 de parents d’origine antillaise, Salvador arrive en France dans les années 30. Sa connaissance de la guitare l’amène au jazz, et aux grands de l’époque Django Reinhardt et Ray Ventura.

Autodidacte acharné, il est l’inventeur du rock’n’roll à la française. Avec son ami Boris Vian, il créera d’ailleurs plus de 400 chansons. On retiendra qu’il a composé et interprété d’innombrables succès populaires tels que Syracuse, Une chanson douce, Zorro est arrivé, Le lion est mort ce soir, Faut rigoler, Juanita Banana, Le travail, c’est la santé.

En octogénaire fringuant, il fait un retour envoûtant et fracassant en 2000 avec le disque Chambre avec vue. L’homme a depuis tiré sa révérence, le 13 février 2008, après plus de 50 ans de carrière, mais il nous reste ses chansons et son rire communicatif.

Miriam Makeba
Si le courage avait une voix, ce serait celle de Mama Afrika, dont les disques ont bercé mon enfance. Née à Johannesburg, en Afrique du Sud, le 4 mars 1932 et privée très jeune de ses deux parents, Uzenzile Makeba Qgwashu Nguvama commence dès le début de sa vingtaine une carrière artistique comme choriste au sein de la formation The Manhattan Brothers qui lui donnera son nom de scène. Ayant acquis un statut de vedette, notamment grâce au succès planétaire de sa chanson Pata Pata (1956), Miriam Makeba chante en zoulou, en xhosa et en tswana la tolérance et la paix et ne tarde pas à s’imposer comme un symbole de la lutte contre la politique d’apartheid institutionnalisée durant son adolescence. Persona non grata considérée comme une ennemie du régime de Pretoria, la chanteuse expatriée parcourt le monde et revendique sur les tribunes qui lui sont offertes la dignité pour les siens. Première Sud-Africaine à remporter un Grammy (pour son disque An Evening with Harry Belafonte and Miriam Makeba, 1966), elle demeure au cœur de l’actualité musicale et rencontre à nouveau le succès mondial grâce à sa participation à l’album Graceland de Paul Simon (1987). Persécutée aux États-Unis pour ses liens avec les Black Panthers, Makeba s’accroche à ses convictions humanistes. Revenue en Afrique du Sud en 1990 à la demande de Nelson Mandela, elle joue dans le film Sarafina ! (1992) qui relate les émeutes de Soweto de 1976 et entretient son rêve d’une grande Afrique unie. « Il faut nous laisser grandir, lançait-elle à ses frères et sœurs. Les Noirs et les Blancs doivent apprendre à se connaître, à vivre ensemble. » Malgré sa retraite annoncée en 2005, Makeba continuera de prendre la parole pour défendre les causes qui lui tiennent à cœur et mourra comme elle a toujours vécu, debout, au terme d’un concert donné à Naples le 9 novembre 2008 en soutien à l’auteur Roberto Saviata, traqué par la mafia napolitaine.

Michaeal Jackson
Comme plusieurs chanteurs, auteurs et producteurs, j’ai été influencé par Michael Jackson. Je m’appelle Alan « Funt » Prater, et je peux vous dire que l’influence que Michael a eue sur moi n’est pas que musicale. Étant donné que j’ai eu la chance de partir en tournée et d’enregistrer avec lui, le Michael Jackson que j’ai connu était bien différent de celui que la plupart des gens ont vu sur scène ou dans les médias. Mike a effectivement marqué ma vie d’une manière toute spéciale.

Michael Jackson était un géant. Son talent a fait de lui un être plus grand que nature, mais c’est l’homme derrière l’artiste que j’ai envie d’honorer. Je veux rendre hommage à sa gentillesse, à son côté enfantin, à son amour pur pour l’humanité… à toutes ces choses qui le rendaient si grand à mes yeux.

Dans le temps où j’étais tromboniste et choriste pour les Jackson, j’ai été un témoin privilégié de la bonté de Michael. Le Michael que j’ai connu était toujours attentif aux besoins des gens qui l’entouraient. Une fois, durant les tests de son au Madison Square Garden de New York, l’équipe de la sécurité avait annoncé qu’aucun billet gratuit ne serait offert pour le spectacle du soir même, qui était réservé aux médias. J’étais alors bien embêté, parce que j’avais des amis qui partaient de Rhode Island pour venir voir le show. J’avais expliqué la situation à Michael, qui s’était empressé de dire aux agents : « Nous ne pouvons pas laisser Funt être embarrassé devant ses amis. Nous devons régler ça. » Finalement, non seulement Mike leur avait eu des billets et des passes pour aller dans les coulisses, mais il avait aussi pris le temps de rencontrer chacun d’eux avant la prestation.

Le côté enfantin de Michael a été grandement incompris par plusieurs personnes, surtout par les médias. Mais ceux qui le connaissaient vous diront que cet aspect de sa personnalité était toute une qualité, qui apportait joie et plaisir. Michael était très curieux, désireux de connaître même les plus petits détails de ceux qu’il côtoyait. À l’hôtel, après les spectacles, il me posait des questions sur mon enfance, mon expérience comme joueur de basketball ou à propos du temps où je jouais dans une fanfare. Quand ses amis venaient le visiter, il me chuchotait, avec sa voix d’enfant tout excité : « Funt, viens rencontrer mon amie Elizabeth Taylor! » Ou encore : « Funt, connais-tu mon amie Liza Minnelli? » Et il était surpris lorsque je lui répondais que non.

Michael a montré tout l’amour qu’il avait pour l’humanité en créant plusieurs organismes de charité et en soutenant bien d’autres encore. Il a rappelé au monde entier, à l’aide de sa musique et de ses paroles, à quel point il est important de s’aimer les uns les autres. Je suis convaincu qu’il a été mis sur Terre avec cette mission. Le Michael que j’ai connu m’a appris à être un homme meilleur, un meilleur ami et une meilleure personne. Je souhaiterais tant avoir au moins une autre journée à passer avec lui; une autre occasion de lui dire à quel point j’apprécie qu’il m’ait transmis cette capacité d’aimer les autres, la vie et la musique.

Je serai éternellement reconnaissant d’avoir pu me tenir à côté d’un géant. J’aime mon ami Michael Joe Jackson et je m’ennuie de lui.  

Agapao… Alan Prater

 
 
 

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